12/04/2005

Ferragus nous raconte une histoire




Samedi dernier, à la Johnson, Para One a joué un disque, chose anodine vous me direz, vu qu'il était venu la bas un peu pour ca, et qu'en plus il en a joué d'autres avec ses acolytes de la SFC, oui mais celui la c'etait pas n'importe lequel, c'était un morceau de Basement Jaxx, "Where's Your Head At ?" non et c'est justement pour ca que j'en parle.

Les Basement Jaxx ont un parcours original, rarement un groupe est si vite entré dans l'univers pop tout en gardant son authenticité house. Il aura fallu en effet très peu de maxi pour que les deux potos aient un pied dans les deux mondes.

Je les ait découvert via un cd offert avec l'achat du My House 2 de Jef K (excellente compil classe tout ca bref). A l'intérieur se trouvait un remix exécuté par Green Velvet du culte Fly Life, le remix était bien sympa et m'avait poussé a découvrir l'original, et ce fut comme se prendre une décharge tout le long du corps, Ca ne ressemblait à rien, Ca partait dans tous les sens. Claque.

Remedy, leur premier album, sortit deux ans plus tard sur XL Recordings, le buzz avait fait son effet et ils faisaient la couv de tous les magazines anglais qui trouvait enfin une réponse a une french touch qu'ils avaient eux même crée.

Ce premier LP avait la qualité rare de posséder une réelle cohésion tout en gardant ce coté foutraque : Prédisant sans le savoir le son grime de maintenant (morceau joué par Justice lors de cette même soirée) le ragga de Jump ana Shout cotoyait le garage hystérique Red Alert et les folies carnavalesques de Bingo Bango pendant que Same Old Show samplait Krs One. Re-Claque.

Introduit par un maxi dévastateur contenant les bombesque Where's Your Head At et le radio friendly Romeo, le second album gardait la même folie, réussissant même a mieux la maitriser mais perdant sans doute en fraicheur et surprise. La recette était la même avec toujours la participation des barons de la house dans des roles incongrues. Ainsi Erick Morillo faisait avec Sanchez les backs sur Where's Your Head At tandis que Derrick Carter poussait la chansonnette sur Get Me Off.


Mais coincé dans ce qui reste une grosse réserve de tubes calibrés à la fois pour la fm et le dancefloor, Breakaway reste le petit inconnu. Pour autant ce morceau peut relativement porter le nom de tuerie , le mélange p-funk/house maboule fonctionne à merveille a coup de break taré, de voix trafiquées et de refrains a se taper la tête contre le mur.

Aujourd'hui après un troisieme album décevant Basement Jaxx sort un best of, Breakaway y est malheureusement oublié, et "Oh My Gosh" inédit poussif n'a guêre la folie des tubes d'antan.

Voila, c'était une belle surprise ce samedi soir de voir ce morceau résonner dans les baffles, et putain qu'il est agréable de danser sur les morceaux qu'on aime.

Basement Jaxx - Breakaway


4 commentaires:

Frelon a dit…

Bon Props quand même.

Anonyme a dit…

leurs 3-4 premiers maxi déchiraient vraiment tout à l'epoque. Rompant effectivement avec le minimalisme ambiant. la suite est beaucoup plus bof pour moi, avec des prods fleurtant avec la putasserie

ferra a dit…

mais c'est cool la putasserie !

redhotcar a dit…

"the singles" sort est c'est une collection de rêve - pour moi le format album les désservait un peu - justice sera rendue à leur sens du bounce hystérique qui rendrait concuspisensuel un tamanoir.

Ah, faut rajouter qu'ils sont pas manchots en remixes non plus, cf. "4 my people" de Missy Elliot revu avec, une fois n'est pas coutume, des nappes de sensitive guys au refrain, et puis plus récent par exemple, le remix de She Wants To Move de NERD, qui va bien avec celui de Justice.

Vive les hooligans partouzars.